Nung, song, sam…

Une fois n’est pas coutume, pour ce dernier article à propos du Laos, nous voulions vous présenter quelques chiffres qui nous ont marqué ou symbolisent notre passage :

0 comme…

…le nombre de crevaisons sur des routes n’ayant pourtant pas bonne réputation. Si les nids de poule sont un véritable danger permanent (on s’avertit mutuellement à leur approche), nous avons été agréablement surpris de l’état du bitume existant. Et/ou de la qualité de nos 4 pneus neufs Schwalbe !

29 comme…

…les années écoulées depuis que le pays est officiellement ouvert au tourisme. Et oui, ce n’est qu’en 1990 que La République Populaire Démocratique du Laos a ouvert ses portes aux étrangers, après plus de 50 ans de protectorat français, une invasion japonaise, 9 ans de guerre secrète avec les États Unis (1964-1973) et 15 ans de communisme strict.
Alors forcément, le Laos a gardé une authenticité, un caractère brut et spontané qui nous a fait tomber sous son charme. À vélo, nous avons ainsi traversé des dizaines de villages traditionnels, aux maisons surélevées en bois si atypiques ouvertes sur la rue principale, aux métiers à tisser lovés dans un renfoncement et aux innombrables gallinacés. Le tout dénué de fioritures pour visiteurs étrangers (supermarchés, distributeurs, bars…), c’est rare et appréciable en 2019.

Maison traditionnelle en bambous

44 comme…

…le nombre de rameurs par bateau à l’occasion du Boat Festival de Luang Prabang. Nous avons eu la chance d’y assister : cette course a lieu chaque année à la fin de la mousson. Chaque village de la rivière Nam Kha, affluent du Mékong, participe à la compétition. Les bateaux sont confectionnés durant 1 an dans les monastères bouddistes, si possible à partir d’un unique arbre. C’est surtout une grande fête populaire où la Beer Lao coule à flot !

120 comme…

…la plus longue distance parcourue en km en une journée à vélo, de Luang Prabang à Muang Nambak. Soyons honnête, c’était une belle bavante, d’autant que la Chine construit dans cette zone un immense barrage hydroélectrique synonyme de nombreux camions sur la route. Mais c’est parfois le « jeu » en cyclo-randonnée pour trouver un village-étape sympa pour la nuit, rejoindre une belle route (la fabuleuse 1c que l’on recommande vivement) ou éviter le mauvais temps.

Barrage chinois en construction

365 comme…

…le nombre de laotiens qui meurent par an encore aujourd’hui des suites de l’explosion d’une bombe à sous munitions. Ces bombes, lachées en toute dysproportion par les USA durant la guerre du Vietnam, sont recherchées et déminées quotidiennement par diverses associations comme Humanité&Inclusion (anciennement Handicap International). L’organisme COPE quant à lui oeuvre pour garantir un avenir aux nombreux blessés et amputés.

Cratère de bombe à Vieng Xai

660 comme…

…les kilomètres de bus parcourus de nuit entre Paksé et la capitale Vientiane. Avec un peu d’appréhension pour nos montures en soute, le trajet s’est finalement très bien passé pour eux comme pour nous.

800 comme…

…notre budget sur place en euros pour 1 mois et pour deux.

1000 et 1 comme…

…la quantité de « Sabaidee » (Bonjour) scandés avec sourire par les enfants sur la route. Dans un pays à l’histoire récente tourmentée, c’est un vrai bonheur de voir la nouvelle génération si curieuse !

Générations de femmes laotiennes

1100 comme…

…le total des kilomètres à vélo parcourus sur le territoire, dans la province de Champassak au sud, de Vientiane à Louang Prabang (la fameuse route 4c), puis au Nord Est en direction du Vietnam. Des routes vertigineuses qui nous ont permis d’apprécier pleinement les paysages locaux. Rizières en terrasses, bananeraies et surtout forêts de bambous se sont succédés, le tout dans des teintes extraordinaires de verts caractéristiques de la saison des pluies.

Rizières étagées le long de la route 1c

À propos du bambou, nous avons découvert son importance dans la vie locale et la multiplicité d’utilisations de la plante : paniers, clotures et murs tressés de maisons, tube pour cuisson à l’etouffée, instrument de musique, aliments…c’est fou !
On vous conseille cette petite vidéo de l’Agence Française de Developpement dont nous avons découvert l’action à Vientiane et qui travaille justement dans la région de Houaphan sur la durabilité des forêts de bambous :

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